Accéder au contenu

À quel coût ?

Il est très variable, car il dépend de la situation de départ, très différente d’un établissement à un autre. Cependant, il est souvent de l’ordre de 30% des coûts matières.


Le prix des aliments biologiques comprend non seulement le coût de production mais aussi tout un éventail d’autres facteurs qui n’entrent pas dans celui des aliments traditionnels, comme par exemple :

  • La bonification et la protection de l’environnement (ainsi que l’absence de frais qui s’imposeraient à l’avenir pour réduire les effets de la pollution). Ainsi, par exemple, le prix plus élevé des cultures biologiques de rente compense la baisse de revenus financiers correspondant aux périodes de rotation nécessaires au maintien de la fertilité des sols ;
  • La rigueur des normes appliquées pour la protection des animaux d’élevage ;
  • L’élimination des risques pour la santé des agriculteurs qui n’utiliseraient pas correctement les pesticides (et donc l’absence de futurs frais médicaux) ;
  • Le développement rural grâce à la création d’emplois agricoles supplémentaires et à la garantie pour les producteurs d’un revenu équitable et suffisant.

Cela changera le jour où les aides publiques seront redéployées en faveur de la bio, ou tout simplement dès que l’on aura internalisé dans les produits agricoles de base les coûts écologiques de la production intensive et du transport des denrées alimentaires. Le coût des produits biologiques devrait également baisser quelque peu du fait de leurs quantités de plus en plus importantes, permettant des économies d’échelle.


Maitriser le coût

Le choix d’une introduction régulière de quelques produits bio plutôt que la tentation de repas 100% bio, souvent plus complexes à organiser, facilite le lissage du surcoût. Il est ainsi préférable de commencer par quelques produits emblématiques, simples : produits laitiers, pain, carottes, pommes...

Un travail sur les menus permet également de maîtriser son budget, en choisissant des produits de saison, locaux, et en recomposant les menus. Ainsi, certains restaurants ont choisi de passer à des menus à 4 éléments, d’autres de proposer des menus alternatifs ou semi-alternatifs, en réduisant notamment la part de viande, en s’en tenant aux grammages préconisés par le GEMRCN (Groupe d’Étude des Marchés Restauration Collective et Nutrition) au profit de protéines végétales grâce à une association équilibrée de céréales/légumineuses.

Le dialogue avec les fournisseurs spécialisés en bio vous permettra également de faire des économies : Ils peuvent vous conseiller et vous orienter vers le choix d’un produit plutôt qu’un autre, en fonction des prix pratiqués selon la saison et les disponibilités.

Pour les restaurants scolaires, vous pouvez également bénéficier d’une aide majorée pour les produits laitiers bio dans le cadre du programme de soutien à la consommation de produits laitiers en restauration scolaire géré par FranceAgriMer. (Pour plus de détails : www.office-elevage.fr)
Ou encore dans le cadre de l'opération "un fruit pour la récré" (http://agriculture.gouv.fr/un-fruit-pour-la-recre)

Il existe des solutions simples pour manger bio sans se ruiner. Avoir une alimentation plus équilibrée permet de réaliser de vraies économies. La bio entraîne généralement une modification globale du régime alimentaire.